Quand faire une chirurgie réparatrice après Sleeve ? - Docteur DJIAN
Dr Jérémy Djian, 67 av. Victor Hugo, 75016

Chirurgie

Quand faire une chirurgie réparatrice après Sleeve ?

Quel est le meilleur moment pour envisager une chirurgie réparatrice après une perte de poids importante ?
Comme vous l'avez appris en entrant dans le circuit de la chirurgie bariatrique, si une chose est importante, c’est de poser la bonne indication.
Il y a une idée reçue que je souhaiterais démanteler d’emblée. C'est l'idée reçue que 2 ans après la sleeve, vous pourrez forcément faire de la chirurgie réparatrice.

NON.

Même si ce timing peut-être le bon pour une majorité de patients.es, ce n’est pas une vérité absolue. Deux années est un ordre de grandeur, pour donner une idée des choses. En réalité, la chirurgie réparatrice après sleeve, parfois appelée chirurgie de l’obésité ou chirurgie bariatrique, peut être effectuée avant ou après ce délai.

 

Éléments de compréhension 

En chirurgie esthétique, on travaille avec la peau. Une peau qui a été soumise à des fluctuations de poids, hormonales, etc. C’est le cas pour une chirurgie réparatrice, comme pour une réduction mammaire après perte de poids.

Souvent, après une perte de poids, la peau perd son pouvoir de rétractation et une partie de son élasticité. C’est la raison pour laquelle il reste un excès cutané au niveau du ventre, des bras, des cuisses, des seins et parfois du visage.

Lorsque le chirurgien esthétique fait une chirurgie réparatrice, il travaille avec l’état de la peau et des tissus à un moment donné.

 

Quel est donc le meilleur moment ?

L’intervention chirurgicale doit donc être pratiquée à un moment ou :

– Le poids est stabilisé ;

– La perte de poids est compatible avec la chirurgie.

 

Quelles sont les conséquences si la chirurgie est pratiquée trop tôt ?

Si la perte de poids n’est pas achevée et qu’il reste de la peau et de la graisse à retrancher (il suffit de se pincer l’excès de peau au niveau des bras ou du ventre par exemple), le chirurgien sera limité et ne pourra pas tirer la peau au maximum.

De ce fait, les conséquences peuvent être :

– Un résultat esthétique insuffisant et non satisfaisant ;

– Un risque que la peau retombe si la patiente perd du poids après la chirurgie réparatrice.

 

Si le second risque advient, vous pourriez devoir faire deux interventions de chirurgie réparatrice pour le même excès de peau. Cette seconde chirurgie ne sera cette fois pas prise en charge par la Sécurité Sociale.

 

En revanche si la chirurgie est pratiquée au bon moment, le plasticien pourra supprimer l’excèdent de peau et pourra tirer sur les tissus pour en retrancher le maximum.

 

En savoir plus sur la prise en charge de la chirurgie réparatrice par la Sécurité Sociale.

 

Quel est le poids idéal pour envisager la chirurgie réparatrice ?

Classiquement, il est retenu qu’il faut avoir un poids stabilisé et un IMC < 30 (Indice de masse corporel).

Un IMC inférieur à 30 signifie que le patient est sorti de l’obésité.

 

Pour rappel :

Un IMC entre 18,5 à 25 = corpulence normale.

Un IMC entre 25 et 30 = surpoids.

UN IMC >30 = obésité.

 

Ce critère permet d’assurer les meilleurs résultats esthétiques en terme de chirurgie réparatrice. Il permet aussi de réduire le risque d’un certains nombre de complications (hématome, phlébite…).

Néanmoins, et seulement au cas par cas, il peut être discuté de pratiquer une chirurgie avec un IMC >30. Cette possibilité s’ouvre aux patients dans l’incapacité de perdre plus de poids et qui ont déjà tout tenté (exercice physique, conseils diététiques, anneau gastrique…). Le résultat esthétique sera, en revanche, inférieur.

 

Concernant le projet de grossesse et la chirurgie du ventre ?

Si un projet de grossesse est imminent, il est préférable de reporter l’abdominoplastie après la grossesse.

En effet, la peau du ventre sera soumise à des contraintes avec la grossesse. Ces contraintes peuvent altérer encore la peau (petit tablier, vergetures).

Il est tout à fait possible de faire une plastie abdominale avant une grossesse. Cependant, le résultat de l’abdominoplastie ne pourra être garanti à la suite de la grossesse.

La décision revient donc à la patiente en concertation avec le chirurgien. Si le projet de grossesse est imminent, il sera préférable d’attendre. En revanche, si le projet de grossesse est à moyen ou long terme, il est possible de procéder à l’opération.

 

S’il y a une chose à retenir, c’est qu’il ne faut pas être trop pressé.e de faire sa chirurgie réparatrice. Le plus important est de la faire au bon moment pour obtenir un résultat et des suites optimales.

publié le 13.05.2020 par Dr Djian
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