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Chirurgie

Cicatrices après une réduction mammaire : types, évolution, soins et solutions

publié le 03.02.2026 par Dr Djian
Cicatrices après une réduction mammaire : types, évolution, soins et solutions
Sommaire
  • CICATRICE RÉDUCTION MAMMAIRE : LOCALISATION, FORME, LONGUEUR… CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR DÈS LE DÉPART.
  • QUEL TYPE DE CICATRICE AUREZ-VOUS : CRITÈRES ET CHOIX TECHNIQUE
  • ÉVOLUTION DES CICATRICES APRÈS RÉDUCTION MAMMAIRE : ASPECT MOIS PAR MOIS
  • CE QUI INFLUENCE L’ASPECT FINAL DE VOS CICATRICES
  • SOINS ET ROUTINE DE CICATRICES : QUOI FAIRE, QUAND LE FAIRE
  • COMMENT ATTÉNUER LES CICATRICES : CE QUI MARCHE VRAIMENT
  • LE LASER URGOTOUCH : LA RÉVOLUTION PRÉVENTIVE
  • PEUT-ON EFFACER TOTALEMENT UNE CICATRICE ?
  • COMPLICATIONS ET RISQUES LIÉS À LA CICATRISATION
  • PHOTOS : RÉSULTATS AVANT/APRÈS ET TÉMOIGNAGES
  • CONCLUSION : ATTENTES RÉALISTES ET PLAN D’ACTION
En bref
  • Chaque type de cicatrice (verticale, aréolaire ou marine) est choisi par le plasticien selon votre anatomie.
  • Le temps de maturation chirurgicale est indispensable avant de juger l’aspect définitif de votre poitrine.
  • Il est impératif d’éviter le soleil sur les marques pour favoriser une guérison discrète et esthétique.
  • Une récupération réussie passe par une activité physique modérée et une hygiène de vie rigoureuse.
  • Une consultation avec le chirurgien permet d’établir la technique chirurgicale la plus adaptée à votre silhouette.

Après une chirurgie de réduction mammaire à Paris, le mot d’ordre est souvent la patience. Pourtant, au fil du temps, l’inquiétude peut poindre : vous voyez vos seins évoluer et les cicatrices changer d’apparence. D’abord inflammatoire, la zone peut devenir plus rouge, gonflée et épaisse au bout de quelques semaines, avant de s’assouplir.

Le véritable enjeu est de décrypter ce processus : qu’est-ce qu’un signe normal de cicatrisation et qu’est-ce qui annonce un risque de complication (comme une infection, un hématome ou une nécrose) ? Dans cet article, nous détaillons chaque type de cicatrice, de l’incision verticale au pli du sillon, ainsi que l’évolution mois par mois du tissu. Vous découvrirez comment un soin adapté, une pommade spécifique ou la technologie laser permettent d’améliorer le résultat final pour obtenir une silhouette harmonieuse et une trace discrète. Du premier jour post-opératoire à la maturation blanche, découvrez les clés d’une récupération réussie.

 

CICATRICE RÉDUCTION MAMMAIRE : LOCALISATION, FORME, LONGUEUR… CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR DÈS LE DÉPART.

 

Lors d’une réduction mammaire (aussi appelée mastopexie), la question n’est pas de savoir si vous aurez une cicatrice, mais quel dessin elle adoptera sur votre peau. Sa forme dépend directement de l’importance de l’hypertrophie et de la ptôse mammaire  associées. Le chirurgien esthétique adapte son tracé pour retirer l’excès de glande mammaire et de peau tout en redonnant un galbe harmonieux à la poitrine.

Ces marques varient grandement en forme et en taille. Visuellement, elles ressemblent généralement à une ligne dont la teinte diffère de votre carnation naturelle. Selon votre phototype et le stade de guérison, elles peuvent arborer des nuances roses, rouges, violettes, grises ou même marron foncé. Il est fondamental de comprendre qu’on n’apprécie le résultat définitif d’une cicatrice qu’après au moins 1 an post-opératoire.

 

réduction mammaire 3 types de cicatrices

 

LA CICATRICE PÉRI-ARÉOLAIRE : QUAND ELLE EST POSSIBLE, LIMITES ET RÉSULTAT ATTENDU

 

La cicatrice péri-aréolaire est souvent perçue comme la solution idéale car elle se fond dans la transition naturelle de couleur entre l’aréole et la peau du sein. Cette technique consiste à pratiquer une incision circulaire uniquement autour de l’aréole. Elle est privilégiée lorsque l’hypertrophie mammaire est modérée et que la peau possède une excellente élasticité, permettant une redistribution simple du volume.

Cependant, cette option présente des limites techniques majeures. Elle ne permet pas de traiter un affaissement important (ptose) ni de retirer un volume très lourd.

Le risque principal est l’aspect « froncé » de la peau autour de l‘aréole durant les premiers mois, le temps que le tissu mammaire se redrape. Si elle est discrète, elle peut parfois s’élargir si la tension interne est trop forte, rendant l’aréole moins nette.

 

CICATRICE VERTICALE (I / “LOLLIPOP”) : INDICATIONS, AVANTAGES ET LIMITES

 

La cicatrice verticale, surnommée « lollipop » en raison de sa forme de sucette, combine le cercle autour de l’aréole et une ligne droite descendant vers le sillon sous-mammaire. Cette technique est le standard pour une réduction du volume mammaire modérée à importante avec une ptose limitée. Elle permet de remodeler le cône du sein de manière plus précise qu’une simple incision aréolaire.

L’avantage majeur réside dans l’absence de cicatrice horizontale dans le sillon, ce qui rend la trace chirurgicale plus facile à dissimuler sous un maillot de bain échancré. En revanche, la tension est plus concentrée sur cette verticale.

Il est fréquent d’observer de petites vagues ou des plis en bas de la cicatrice lors des premières semaines ; c’est un processus normal de rétraction cutanée qui finit par se lisser totalement pour laisser une ligne fine.

 

LA CICATRICE EN T INVERSÉ (ANCRE DE MARINE) POUR LES HYPERTROPHIES IMPORTANTES

 

Pour les poitrines très volumineuses et tombantes, la cicatrice en T inversé (ou en ancres) reste la technique de référence. Elle ajoute une composante horizontale dans le pli naturel sous le sein. Ce tracé permet au plasticien de retirer une grande partie de l’excédent cutané et de reconstruire une forme de sein stable et projetée, évitant l’effet « fond de sac » sur le long terme.

Bien que plus longues, ces cicatrices sous mammaires offrent une répartition de la tension bien plus équilibrée. Paradoxalement, les cicatrices en ancres peuvent parfois mieux vieillir que les verticales pures si la peau est peu tonique, car elles évitent l’étirement excessif des tissus verticaux. La partie horizontale se logeant dans le sillon sous-mammaire et reste invisible lorsque vous êtes debout, même seins nus.

 

CONNAISSEZ-VOUS LES 4 PHASES DE LA CICATRISATION ?
La cicatrisation est une réponse cellulaire coordonnée pour refermer une brèche cutanée. Après l’hémostase (coagulation), une phase inflammatoire nettoie la zone grâce aux globules blancs. S’ensuit la prolifération, où les fibroblastes synthétisent du collagène pour combler la plaie. Enfin, le remodelage réorganise les fibres pour redonner à la peau sa résistance et sa souplesse.
Phase Action principale Acteurs clés
Hémostase Arrêt du saignement Plaquettes et Fibrine
Inflammation Nettoyage et défense Macrophages
Prolifération Reconstruction du tissu Fibroblastes (Collagène)
Remodelage Maturation et renforcement Matrice extracellulaire

 

QUEL TYPE DE CICATRICE AUREZ-VOUS : CRITÈRES ET CHOIX TECHNIQUE

 

CRITÈRES MÉDICAUX QUI DÉTERMINENT LA CICATRICE : PTOSE, VOLUME, PEAU, POSITION ARÉOLE

 

La définition du type d’intervention commence par un interrogatoire précis lors de la consultation. Le chirurgien évalue :

  • le retentissement fonctionnel du poids de vos seins : les douleurs chroniques au dos et au cou sont des indicateurs majeurs de la nécessité d’une réduction importante.
  • la part de glande et de graisse, tout en vérifiant par la palpation l’absence de nodules ou de masses suspectes.
  • le volume à retirer est le facteur clé : si vous passez d’un bonnet G à un bonnet C, une cicatrice en T inversé est quasi systématique pour gérer l’excès de peau.
  • l’éventuelle asymétrie mammaire, très fréquente, qui peut nécessiter un tracé différent pour chaque sein.
  • le degré d’affaissement : plus le mamelon doit être remonté par rapport à la clavicule, plus l’excision verticale sera sollicitée pour redonner de la tension.
  • La qualité de peau qui joue un rôle de soutien ; une peau vergeturée ou affinée nécessitera souvent une ancre de marine pour garantir la pérennité du galbe face à la pesanteur.

 

EN CONSULTATION : SCHÉMA D’INCISION PERSONNALISÉ ET PLAN DE PRÉVENTION

 

La consultation est le moment de passer de la théorie à votre réalité anatomique. Pour que vous puissiez visualiser précisément l’impact esthétique, le chirurgien réalise un schéma d’incision personnalisé directement sur votre peau. Ce dessin tient compte de la densité de votre glande et de la capacité de rétraction de votre enveloppe cutanée mesurées lors de l’examen.

C’est aussi l’occasion de consulter des photos avant et après de réduction mammaire de patientes ayant une morphologie et une asymétrie similaires à la vôtre pour ancrer vos attentes dans la réalité.

Au-delà des schémas, la visualisation sur votre propre anatomie reste l’étape la plus rassurante. Lors de votre rencontre avec le Docteur Djian, vous pourrez confronter ces techniques à votre silhouette réelle pour transformer vos interrogations en un plan d’action concret et sécurisé.

 

 

ÉVOLUTION DES CICATRICES APRÈS RÉDUCTION MAMMAIRE : ASPECT MOIS PAR MOIS

 

Beaucoup de patientes s’inquiètent de voir leurs cicatrices évoluer durant les premiers mois. C’est un paradoxe normal : une cicatrice doit passer par une phase de remodelage intense où elle gagne en volume et en couleur avant de s’estomper.

réduction mammaire évolution des cicatrices

 

J1 À J10 : PHASE INFLAMMATOIRE

 

Durant les 10 premiers jours, vos seins sont souvent gonflés et les incisions présentent des rougeurs. Des croûtes ou de légers suintements peuvent apparaître. C’est la phase où la barrière cutanée se referme.

Vous porterez un soutien gorge de contention jour et nuit pour limiter la tension sur les sutures et réduire l’œdème.

Les cicatrices peuvent provoquer des démangeaisons ou être sensibles au moindre contact.

La douche est autorisée rapidement avec un savon doux, sans frotter les zones opérées, en tamponnant délicatement pour sécher.

 

IMPORTANT
Il est crucial de surveiller les signaux d’alerte : une douleur qui devient pulsatile, une chaleur locale intense, une fièvre ou un écoulement purulent. Ces signes doivent vous pousser à consulter un professionnel immédiatement pour écarter toute infection débutante.

 

SEMAINES 2 À 6 : FERMETURE ET FRAGILITÉ

 

Entre la 2e et la 6e semaine, la cicatrice semble « propre », mais elle reste extrêmement fragile. La peau neuve est fine et manque de résistance mécanique. Lorsque vous enlevez vos bandages, vos cicatrices pourront avoir un ton rouge à violet et être légèrement surélevées. C’est la période où il faut impérativement éviter les tractions et les mouvements brusques des bras.

Les démangeaisons sont fréquentes et sont un signe de régénération nerveuse. Ne grattez jamais les cicatrices de réduction mammaire, car vous pourriez créer des micro-lésions invisibles qui altéreront le résultat final. C’est souvent le moment où l’on commence l’application d’une crème cicatrisante ou d’une pommade spécifique contenant du silicone pour stabiliser le tissu.

 

MOIS 2 À 6 : PHASE “CICATRICE ROUGE/ÉPAISSE”

 

C’est la phase qui génère le plus de stress. Vers le 3e mois, les cicatrices deviennent souvent plus rouges, plus dures et parfois nettement en relief. C’est la phase inflammatoire maximale. Le corps produit du collagène en excès pour solidifier la zone. Ne paniquez pas : même si elle semble « pire » qu’au début, c’est le signe que votre processus de cicatrisation est actif.

C’est durant cette période que le massage des cicatrices devient essentiel (si autorisé). Masser permet d’assouplir les tissus et de « casser » les adhérences. Si la cicatrice reste trop inflammatoire, l’utilisation de pansement siliconé peut être recommandée pour compresser la zone et forcer le tissu cicatriciel à s’aplatir durablement.

 

MOIS 6 À 18 : MATURATION

 

Le temps fait enfin son œuvre. À partir du 6e mois, la rougeur commence à s’estomper pour laisser place à une teinte rosée, puis progressivement blanche. Le tissu cicatriciel est encore nouveau, mais il commence à s’affiner. La maturation complète peut prendre jusqu’à 18 mois, surtout si vous avez une peau foncée ou sujette aux pigmentations.

L’apparence des cicatrices à un an est très proche du résultat final. Elles ne disparaîtront jamais totalement, mais la cicatrice commence à se fondre dans votre teint naturel. Elle peut sembler légèrement plus claire ou plus foncée que votre peau, mais elle devient souple et discrète.

La réduction mammaire révèle enfin tout son potentiel esthétique.

 

CAS PARTICULIERS : POINT EN T FRAGILE, CICATRICE ÉLARGIE, HYPERTROPHIQUE OU CHÉLOÏDE, RETOUCHES

 

Le point de jonction en « T », là où la verticale rencontre l’horizontale, est une zone de fragilité connue.

La vascularisation y est parfois moins dynamique, ce qui peut entraîner de petits retards de cicatrisation ou des croûtes persistantes. C’est un point que votre chirurgien esthétique surveillera de près lors du suivi postopératoire pour éviter toute désunion (ouverture de la peau au niveau de la suture) ou infection localisée.

Il arrive également que le tissu cicatriciel s’élargisse sous l’effet de la pesanteur ou de mouvements brusques précoces.

Chez certaines patientes, le processus de cicatrisation s’emballe, créant des cicatrices hypertrophiques (en relief et rouges). Ces réactions dépendent souvent de votre type de peau et de votre génétique.

Des retouches mineures pour supprimer des « oreilles » (petits surplus de peau aux extrémités) peuvent être envisagées après la maturation complète.

 

SURVEILLEZ VOS CICATRICES :
  • une cicatrice hypertrophique devient épaisse, surélevée, mais reste dans les limites de l’incision.
  • une cicatrice chéloïde déborde l’incision, grossit lentement et s’atténue peu; plus fréquente chez les peaux foncées.
  • signes possibles d’infection : rougeur qui augmente, sensation de chaleur, douleur, écoulement/pus, fièvre.

Si vous observez l’un de ces signes, contactez votre médecin sans attendre.

 

CE QUI INFLUENCE L’ASPECT FINAL DE VOS CICATRICES

 

Votre génétique dicte la manière dont votre derme réagit à l’agression. Votre état de santé général, votre nutrition et surtout votre hygiène de vie sont des variables déterminantes pour la qualité de votre peau.

 

FACTEURS INDIVIDUELS ET HYGIÈNE DE VIE : L’IMPACT DU TABAC

 

Le tabac est l’ennemi juré de la chirurgie plastique. La nicotine contracte les petits vaisseaux sanguins, privant la cicatrice d’oxygène et de nutriments essentiels. Cela augmente considérablement le risque de nécrose et de désunion cicatriciale. Arrêter de fumer plusieurs semaines avant et après l’intervention est une condition sine qua non pour une guérison sans complication.

Les variations de poids importantes après l’opération peuvent également étirer la peau et élargir les cicatrices. Maintenir une silhouette stable aide à garder une cicatrice fine. Enfin, une alimentation riche en protéines et en vitamines favorise la synthèse d’un collagène de bonne qualité, indispensable pour une réparation tissulaire optimale et rapide.

 

PHOTOTYPES, PIGMENTATION ET SOLEIL : PRÉVENIR LES MARQUES BRUNES

 

L’exposition solaire est le moyen le plus sûr de « tatouer » une cicatrice de manière définitive. Sous l’effet des UV, une cicatrice inflammatoire (rouge) va produire de la mélanine de manière anarchique, devenant brune ou violet foncé. Cette hyperpigmentation post-inflammatoire est très complexe à traiter par la suite.

Il est impératif d’éviter le soleil sur la zone pendant un an minimum. En ville, sous un vêtement léger, les UV passent : l’application d’une protection solaire indice 50+ est obligatoire même si vous ne prévoyez pas d’exposition directe à la plage.

 

SOINS ET ROUTINE DE CICATRICES : QUOI FAIRE, QUAND LE FAIRE

 

Une belle cicatrice demande une discipline quotidienne pendant plusieurs mois. Le but des soins après réduction mammaire est double : limiter l’inflammation et guider le remodelage des tissus pour qu’ils soient aussi souples et fins que possible. Suivre les instructions postopératoires de votre médecin est la clé du succès.

 

PHASE 0–2 SEMAINES : PROTÉGER ET SURVEILLER

 

Durant cette période, la priorité est l’asepsie. Gardez la zone propre et changez vos pansements selon le protocole. On ne touche pas aux croûtes, même si elles démangent, car elles servent de barrière naturelle.

Le soutien-gorge chirurgical doit être porté jour et nuit pour éviter que le poids du sein ne tire sur la ligne de suture et n’élargisse l’incision.

Les douches sont préférables aux bains pour éviter de macérer les tissus. Séchez vos cicatrices en tamponnant avec une serviette propre, sans jamais frotter.

C’est une phase de repos physique total : votre corps utilise toute son énergie pour refermer les tissus profonds et superficiels.

 

PHASE 2–6 SEMAINES : ACCOMPAGNER LE TISSU

 

Une fois les fils disparus, vous pouvez commencer l’hydratation. Une pommade contenant du silicone ou une crème cicatrisante spécifique permet de maintenir un milieu humide favorable. Le silicone crée une barrière protectrice qui réduit l’évaporation de l’eau cutanée, ce qui calme l’activité des cellules cicatricielles, soutient le remodelage épidermique et limite le risque d’hypertrophie.

Vous pouvez introduire des massages très légers si votre praticien donne son feu vert. L’idée est de faire bouger la peau par rapport aux plans profonds pour éviter les adhérences.

Si vous habitez en Île-de-France, n’hésitez pas à solliciter un suivi régulier avec le docteur Djian pour ajuster votre routine de soins selon l’évolution constatée.

 

PHASE 6 SEMAINES À 6 MOIS : LE TRAITEMENT DE FOND

 

C’est le moment de la persévérance. L’utilisation de plaques ou de gels de silicone doit être quotidienne. Ces dispositifs sont les seuls ayant prouvé une réelle efficacité pour aplatir les cicatrices visibles. Parallèlement, le massage cicatriciel peut devenir plus tonique (technique du palper-rouler) pour drainer l’œdème résiduel et assouplir la zone du sillon sous mammaire.

La protection solaire reste essentiel. Même à travers un maillot de bain, les rayons UV peuvent atteindre le tissu cicatriciel. Pensez aux T-Shirt anti UV opaques si vous prévoyez une activité en extérieur, tout en restant prudente sur l’exposition directe. Une cicatrice qui brunit à ce stade risque de rester sombre de façon permanente.

 

COMMENT ATTÉNUER LES CICATRICES : CE QUI MARCHE VRAIMENT

 

Si malgré vos soins, l’évolution ne vous satisfait pas, la médecine esthétique moderne offre des solutions performantes. Plusieurs interventions chirurgicales ou médicales peuvent atténuer l’apparence d’une cicatrice. Il est cependant crucial de respecter le timing biologique de guérison avant d’intervenir.

 

LE LASER URGOTOUCH : LA RÉVOLUTION PRÉVENTIVE

 

L’une des avancées majeures est le laser UrgoTouch. Contrairement aux autres lasers, celui-ci intervient pendant l’intervention chirurgicale, alors que vous êtes encore sous anesthésie. En délivrant une chaleur contrôlée sur la suture, il module la réponse inflammatoire dès le premier jour.

Ce processus de cicatrisation assisté par laser permet d’organiser les fibres de collagène de manière plus régulière. Cela minimise au maximum l’apparence des cicatrices dès leur naissance. C’est un investissement dans votre confort esthétique futur qui réduit significativement le relief et la largeur de la trace finale.

 

TRAITEMENTS MÉDICAUX SELON LE DÉFAUT : ROUGEUR ET RELIEF

 

Pour les cicatrices déjà formées, plusieurs options existent :

  • Traitement au laser (resurfaçage) : Il rend les cicatrices moins visibles en éliminant des couches de peau superficielles.
  • Injections de corticoïdes : Le traitement de référence pour les cicatrices chéloïdes afin de réduire leur taille et leur épaisseur.
  • Massage thérapeutique : Pratiqué par un professionnel, il favorise la guérison et réduit les démangeaisons persistantes.

 

Ces techniques doivent être réalisées par un expert pour éviter des complications comme la décoloration de la peau ou des douleurs au point d’injection.

 

RETOUCHE CHIRURGICALE : L’ULTIME RECOURS

 

Dans certains très rares cas, une petite reprise chirurgicale peut être proposée si vous n’êtes pas satisfaite. Cela arrive si une partie de la cicatrice s’est trop élargie ou si elle présente une irrégularité gênante. On attend généralement que les cicatrices soient parfaitement guéries (12 à 18 mois) avant d’envisager une retouche.

 

PEUT-ON EFFACER TOTALEMENT UNE CICATRICE ?

 

Soyons honnêtes : il est impossible de réaliser une réduction mammaire sans cicatrice. Le terme « faire disparaître » est un abus de langage médical. Une incision qui traverse le derme laissera toujours une trace. L’objectif est de rendre cette trace la plus discrète, la plus fine et la plus « oubliée » possible.

Une cicatrice réussie est une ligne souple, au niveau du plan de la peau, qui ne se sent pas au toucher. Elle devient une partie de votre histoire personnelle, témoignant du passage vers une poitrine plus légère et une silhouette équilibrée. Le succès repose sur une alliance entre la main experte du chirurgien et votre rigueur postopératoire.

 

COMPLICATIONS ET RISQUES LIÉS À LA CICATRISATION

 

Même avec la meilleure technique, des aléas peuvent survenir. Être informée, c’est savoir réagir sans paniquer. La plupart des complications cicatricielles se gèrent très bien si elles sont diagnostiquées tôt par votre chirurgien lors du suivi régulier.

  • Les cicatrices chéloïdes : Elles se développent lentement, dépassent le site de l’incision et ne s’estompent pas seules. Elles sont plus fréquentes chez les personnes ayant un teint de peau foncé.
  • Les cicatrices hypertrophiques : Surélevées mais limitées à l’incision, elles apparaissent souvent un à deux mois après l’opération et s’estompent avec le temps.
  • La désunion cicatriciale : Une petite ouverture de la suture. Elle nécessite des soins de nettoyage spécifiques pour une cicatrisation dirigée.

 

IMPORTANT !

L’automédication est risquée. N’appliquez jamais de crèmes ou d’huiles sans consulter votre médecin, car certains composants peuvent irriter une peau encore en phase de reconstruction et aggraver les cicatrices.

 

PHOTOS : RÉSULTATS AVANT/APRÈS ET TÉMOIGNAGES

 

Les images sont essentielles pour comprendre le processus. Consulter des photos de réduction mammaire avant après permet de voir la réalité de la cicatrisation à différents stades. Vous constaterez qu’à 6 mois, la cicatrice peut encore être marquée, mais qu’à 18 mois, elle devient presque invisible sur beaucoup de morphologies. Les témoignages confirment que le soulagement physique (posture, dos) compense largement la présence de ces marques fines.

Réduction mammaire

Réduction mammaire sur une poitrine volumineuse et asymétrique

 

CONCLUSION : ATTENTES RÉALISTES ET PLAN D’ACTION

 

La réduction mammaire est une intervention majeure qui améliore radicalement la qualité de vie. Pour optimiser vos cicatrices, retenez ces 5 réflexes :

  • Suivez les instructions : Votre chirurgien connaît votre peau, écoutez ses conseils.
  • Arrêtez le tabac : C’est le facteur numéro 1 d’une mauvaise cicatrisation.
  • Hydratez et massez : Dès que cela est autorisé, ne négligez pas ce rituel.
  • Protégez-vous du soleil : Un écran total 50+ est votre meilleur allié pendant un an.
  • Soyez patiente : Le résultat final se juge à 12 mois, pas avant.

 

Si vous avez des questions sur vos cicatrices ou si vous envisagez une intervention, le docteur Djian, chirurgien esthétique à Paris, vous accompagne pour obtenir le résultat le plus esthétique et discret possible. Prenez rendez-vous pour une consultation personnalisée et sereine.

Pour prendre rendez-vous, contactez le cabinet par téléphone au 01 88 33 61 61 ou réservez directement via Doctolib.

VOS INTERROGATIONS

QUESTIONS FREQUENTES SUR LA CICATRICE APRÈS UNE REDUCTION MAMMAIRE

Peut-on dormir sur le côté juste après une réduction mammaire ?

plus moins

Lors de la phase postopératoire immédiate, il est vivement recommandé de dormir sur le dos. Dormir sur le côté pourrait exercer une tension asymétrique sur chaque sein et risquer d’élargir la cicatrice verticale ou le pli du sillon sous-mammaire. Votre chirurgien vous précisera quand votre récupération permettra de changer de posture durant la nuit, généralement après quelques semaines.

Comment différencier une évolution normale d'une complication comme la nécrose ?

plus moins

Il est normal que la zone soit rouge et gonflée au début. Cependant, si vous observez un changement d’aspect sombre (noirâtre) localisé, une douleur pulsatile ou un gonflement soudain, il faut consulter un professionnel. Ces signes peuvent indiquer un hématome ou une nécrose cutanée (mauvaise irrigation du tissu), des risques rares mais qui nécessitent un suivi médical réactif.

Peut-on réaliser un tatouage pour dissimuler une cicatrice de réduction ?

plus moins

Le tatouage médical ou artistique est une option pour masquer une cicatrice horizontale ou péri-aréolaire trop visible. Cependant, vous devez attendre la fin du processus de maturation complète (environ 18 mois). Le plasticien doit confirmer que la peau est devenue assez souple et n’est plus en phase inflammatoire avant d’envisager cette solution.

La prise en charge par l'Assurance Maladie est-elle possible ?

plus moins

Oui, sous certaines conditions. Si le chirurgien prévoit de retirer un volume de glande mammaire supérieur à 300 g par sein (soit environ deux tailles de bonnet), l’intervention de réduction mammaire peut faire l’objet d’une prise en charge. Cela concerne les cas d’hypertrophie majeure ayant un impact réel sur le dos et la vie quotidienne. Une consultation préalable permettra au docteur d’établir la demande d’entente préalable.

Quel est l'impact d'une grossesse ou d'une variation de poids sur mes cicatrices et ma silhouette ?

plus moins

Une grossesse ou une variation de poids importante modifie la silhouette et étire la peau. Ce changement de volume risque d’élargir la cicatrice, rendant l’incision plus visible. Pour pérenniser le résultat de votre chirurgie, une stabilité pondérale est recommandée. Si la poitrine change après l’intervention, une consultation avec votre chirurgien permettra d’évaluer l’évolution des tissus et d’anticiper une éventuelle ptose résiduelle.

L’allaitement est-il possible après une plastie mammaire de réduction ?

plus moins

L’allaitement après une réduction mammaire est souvent possible, mais dépend de la technique utilisée. Pour que la lactation soit fonctionnelle, le chirurgien doit préserver les canaux galactophores reliant la glande au mamelon. Si l’aréole reste attachée à ses tissus (pédicule), la fonction est généralement maintenue, bien que le volume de lait puisse être réduit. Il est crucial d’évoquer ce projet lors de la consultation pour que le plasticien adapte l’intervention et protège votre capacité future à allaiter.

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Dr. Jérémy Djian
Dr. Jérémy Djian

Le Dr Jérémy Djian, est chirurgien esthétique, installé au 5 square Thiers, proche du rond point Victor Hugo, dans le 16ème arrondissement de Paris.

Il s’est formé à Paris et reste attaché à l’hôpital dans le prestigieux service du Pr Laurent Lantieri.

 

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